La forêt du bassin du Congo

L’Afrique centrale à l’heure du géo-journalisme

Libreville, Lundi 2 Mai 2016 (Infos Gabon) – Yaoundé, la capitale politique du Cameroun a abrité du 19 au 23 avril 2016, un séminaire de renforcement des capacités des hommes et femmes des médias venus de la sous région d’Afrique centrale sur le géo-journalisme. La rencontre initiée par Info-congo était animée par des spécialistes.

Fougamou

Rétropédalage de Jonas Moulenda dans les accusations contre Yolande Nyonda

Libreville, Vendredi 29 avril 2016 (Infos Gabon) – Dans sa livraison de ce vendredi 29 avril 2016, le journal Faits Divers est revenu abondamment sur le crime rituel commis il y a deux (2) semaines à Fougamou, chef lieu du département de Tsamba Magotsi (Ngounié) sur le jeune élève Etienne Malata Doumambila par le trio : John Olivier Gératza, Dieudonné Douena et Gero Essono Essono.

A la lumière des faits et après investigations, le médium s’interroge et veut comprendre le fondement exact de cette affaire. Au moment où les commentaires vont bon train au sujet du meurtre du jeune Malata Doumambila, élève de 1ère au Lycée Léon Mboumba de Fougamou, commis dans la nuit du 9 au 10 avril 2016 par trois (3) assassins cités ci-haut, la famille de Mme Yolande Nyonda a ester en justice en France contre l’assassin pour dénonciation calomnieuse et le journaliste pour diffamation.

Déjà, les éléments énoncés à travers la vidéo ont été réfutés aussi bien par les gendarmes en service à la brigade de Fougamou que par les huissiers de justice français ayant été saisi par la famille de la plaignante, arguant qu’il s’agirait tout simplement d’un faux.

Puis, revenant sur ce croustillant puzzle, dans sa livraison du 29 avril 2016, Jonas Moulenda, responsable de l’hebdomadaire Faits Divers et auteur de l’article a avancé que les trois (3) assassins sont placés sous mandat de dépôt à la prison de Mouila depuis le 26 avril après leur passage devant le Procureur de la République.

« Il aurait répété que leurs interlocuteurs étaient des proches de Yolande Nyonda », a écrit Jonas Moulenda. Voilà qui vient couper court, car il faut signaler que le journaliste vient de restituer les données dans leur contexte ce, contrairement aux premières informations distillées à partir desquelles il avait affirmé que Mme Yolande Nyonda avait été nommément cité comme étant la commanditaire.

« S’agit-il de la vérité ou d’une simple manipulation pour jeter l’opprobre sur cette dernière ? », s’est interrogé le journaliste, reprenant en cœur la position partagée dans l’opinion.

Qui sont les proches dont on en parle ? Pourquoi n’ont-ils pas été arrêtés pour approfondir l’enquête ? Voilà les questions qui restent pendantes, car, dans une affaire similaire à Moanda, l’on avait parlé des proches d’une sénatrice qui étaient des auteurs d’un meurtre commis dans la localité. Mais, après enquête, il a été révélé que la dame ne s’était guère mêlée dans ce chek-up.

Et dans le cadre de cette affaire d’assassinat à Fougamou, au moment des faits, Mme Nyonda se trouvait même en France.

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La justice

Affaire de crime rituel à Fougamou : Yolande Nyonda porte plainte en France

Libreville, Vendredi 29 Avril 2016 (Infos Gabon) – Faisant suite à la décision prise par les membres de sa famille de poursuivre en justice pour dénonciation calomnieuse l’assassin qui l’aurait cité comme commanditaire du meurtre commis sur le jeune Malata Dounambila, 19 ans, puis le journaliste de « Faits Divers » Jonas Moulenda, pour diffamation, Mme Yolande Nyonda a décidé de se porter partie civile auprès de la justice Française il y a quelques jours.

L’affaire liée à l’assassinat à Fougamou mi-avril dernier commis sur le jeune Etienne Malata Dounambila, 19 ans, élève de 1ère au Lycée Léon Mboumba de la localité, par John Olivier Geratza, Dieudonné Douenael et Gero Essono Essono, vient de franchir un nouveau palier avec la plainte devant les juridictions Françaises par Mme Yolande Nyonda donnant ainsi suite à la décision prise par sa famille en date du 20 avril 2016.

Le moins que l’on puisse dire est que, les choses sont allées très vite puisque, selon une source sûre, proche du dossier, les huissiers français après avoir pris connaissance des éléments énoncés par la vidéo qui du reste sert de pièce à conviction, ont tenu tout bonnement à marquer leur répit estimant que tout était à reconsidérer pour faire éclater la vérité.

En un mot, ils ont dit n’accorder aucun crédit à ce chef d’œuvre en attendant l’appréciation qui sera faite par le juge. De facto, la position adoptée par les huissiers français devant cette vidéo rejoint indubitablement celle des autorités judiciaires contactées localement par Mme Nyonda. « Je me suis dit que s’il détient une information comme celle-là, c’est qu’il doit la détenir des agents enquêteurs ou des autorités judiciaires. J’ai donc entrepris d’appeler les autorités judiciaires de Mouila pour poser la question de savoir si j’avais été citée dans cette disparition, elles m’ont dit que ce n’était pas le cas, le nom de madame Nyonda n’a jamais été cité dans cette affaire », a-t-elle soutenu.

Puis elle a poursuivi : « le commandant de brigade de Fougamou que j’ai aussi appelé m’a rassuré que mon nom n’a jamais été cité dans cette affaire, puis j’ai rappelé Jonas Moulenda pour lui dire que j’ai appelé les autorités de Fougamou et de Mouila qui m’ont rassuré que mon nom n’avait jamais été prononcé, je te demande de bien vérifier tes sources. Le lendemain il a sorti son journal en me titrant ».

En outre, le journaliste Jonas Moulenda a donné sa version : « en ce qui concerne mon article, je ne l’ai pas accusée. Je n’ai été que le doigt indiquant le soleil », s’est-il expliqué dans les colonnes de notre consœur La Loupe dans sa livraison de vendredi 29 avril 2016.

Au vu de ce qui précède, on peut alors se demander si le journaliste n’a pas été induit en erreur ? Seulement, dans ce genre de situation, il est important d’aller recouper l’information.

Mais, en suivant les déclarations des uns et des autres on se rend compte que la vérité est ailleurs. Vivement que cette affaire connaisse un dénouement car la thèse d’un complot ourdi contre Yolande Nyonda semble d’avantage se préciser.

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