Gabon / Médias : La Revue de presse hebdomadaire

Libreville, 10 janvier 2012 (Infos Gabon) – Les vœux au Président de la République et l’après élection législative du 17 décembre 2011 sont les titres leaders décortiqués par les journaux […]

Libreville, 10 janvier 2012 (Infos Gabon) – Les vœux au Président de la République et l’après élection législative du 17 décembre 2011 sont les titres leaders décortiqués par les journaux gabonais parus la semaine dernière.

Vœux au Président de la République

« L’Union » et « Gabon Matin » dans leurs éditions datant du 4 au 7 janvier 2012 sont largement revenus sur les présentations de vœux au Chef de l’Etat Gabonais, Ali Bongo Ondimba, par le Corps diplomatique accrédité à Libreville ; le Gouvernement ; le Parlement ; la Cour constitutionnelle ; la Cour des Comptes ; le Conseil National de la Communication (CNC) ; le Conseil Economique et Social (CES) ; les Conseils municipaux ; les confessions religieuses ; les confédérations syndicales et patronales ; les Forces de Défense et de Sécurité ; les personnels de la Présidence de la République et ceux des services qui y sont attachés, ainsi que la presse. Le Président de la République, souligne « L’Union », a formé l’espoir de voir le Gabon avancer significativement sur la voie de son développement. Le Gabon, indique le quotidien, est en chantier et un plan stratégique pour les 5 prochaines années est mis en œuvre.

Vœux du PM : Rester ou mourir

Titre pour sa part, « La Griffe » du 6 janvier 2012. Dans un discours larmoyant devant les représentants de la Nation réunis pour souhaiter la bonne année à Zeus (Le Président Ali Bongo Ondimba, ndlr), rapporte l’hebdomadaire, le Prince de Bikélé (Le Premier ministre Paul Biyoghé Mba, ndlr) a rampé, front et ventre contre le sol, pour prononcer son grand speech de la pitié. Juste pour conserver son poste de PM.

Un exploit dont il s’est, l’après midi durant, assuré personnellement l’écho auprès de Zeus en appelant au téléphone « certains amis » tapis à l’Olympe (présidence), afin de savoir ce que Zeus pensait de son discours de mendicité. Réponse cinglante des amis de Paul : « Zeus n’a rien dit. Il a plutôt parlé du discours du doyen du corps diplomatique qu’il a apprécié et ceux de certains présidents des institutions constitutionnelles ». Il n’en fallait pas plus pour faire la tension de Biyoghé Mba. Désormais, il ne dort plus que dans son temple de Bikélé, bercé par des nuits de Ngozé. Et dire qu’il y a à peine deux semaines, il venait de sanctifier une église (Saint Luc), cette bourgade périphérique de Libreville dont il est le propriétaire. Quel sacrilège !

Le peuple Gabonais n’a jamais eu autant pitié d’un Homme, d’un Premier ministre que Paul Biyoghé Mba. Ce 3 janvier 2012, il faisait vraiment pitié à voir tant avec ses béquilles ; on avait l’impression de voir un handicapé sollicitant la pitance. Ce jour-là, Paul a appelé Zeus avec le cœur ; il a inauguré une nouvelle page républicaine en présentant les vœux, non seulement à Zeus lui-même, mais aussi à la femme de Zeus, à la même de Zeus, à l’oncle de Zeus, à la grand-mère de Zeus, à la belle famille de Zeus, aux ancêtres de Zeus, à tous les morts de Zeus, aux moutons de Zeus, au personnel domestique de Zeus, aux canards de Zeus, aux chiens de Zeus, et aux chats de Zeus.

Paul Biyoghé Mba s’est lancé dans un vaste plaidoyer pro-domo frisant la surenchère politique. Pour lui, depuis qu’il est élu PM, « on n’a jamais vu autant de travaux à Libreville, et même à travers tout le Gabon ». Il prend d’ailleurs à témoin son parrain dont il s’est opportunément souvenu, Jean François Ntoutoume Emane, à qui il aurait suggéré de le dire dans son discours de bienvenu à Zeus, lors de l’étape de la tournée républicaine dans l’Estuaire. Un témoignage qui sentait l’appel du pied.

Dès le 2 janvier 2012, en préparant son entrée en scène, avec son comité stratégique pour l’élection de 2016, il avait fait certaines confidences à des proches qui le répètent à travers la ville. Paul Biyoghé : « Cet enfant (Zeus) veut jouer. Il n’a qu’à jouer. Il pense me connaître, mais il se trompe. Avec ce qu’il a déjà comme problème avec Mba Obame et le Woleu-Ntem, s’il veut une autre fronde, ici dans l’Estuaire, qu’il essaie de me virer de la Primature. Si j’ai tempéré les ardeurs de certains de mes contacts dans le nord, cela ne veut pas dire que ça s’est calmé là-bas. En tout cas, je n’accepterai jamais d’être égorgé facilement comme un poulet après tant des sacrifices consentis à tranquilliser le pays. D’ailleurs j’irai voir sa mère et son oncle Andjoua… »

Il faut dire qu’il ne décolérait pas. Ceux qui l’ont vu ces derniers jours évoquent le sentiment d’un homme qui n’a plus de sommeil. Désormais, pour mieux dialoguer avec les astres, dans son bureau, il travaille sans chaussures.

Législatives 2011 : Ali Bongo Ondimba n’a rien compris

Comme il est d’usage, écrit « Echos du Nord » du 2 janvier 2012, proche de l’opposition, le Président de la république a adressé ses vœux de nouvel an aux Gabonais. L’impression générale qui s’est dégagée, est que l’homme est totalement déconnecté de la réalité politique, économique et sociale du Gabon. Quel comble !

Le discours prononcé par le Président de la République à l’occasion du rituel républicain de la nouvelle année, était surréaliste. A croire que l’intéressé vit sur une autre planète. Car tout ce qu’il a débité durant ces longues minutes, calé au fond d’un fauteuil vert olive, ne correspond pas du tout à la réalité quotidienne des Gabonais.  Mieux le Chef de l’Etat voit même dans la forte abstention de la population à la dernière élection, que ses propres services estiment à 66%, l’opposition penche plutôt pour un chiffre de 92%, un motif « d’encouragement » pour poursuivre un projet. On croirait rêver.

Les seuls à se retrouver dans ce curieux discours du Président, c’est in fine l’armée, à laquelle il a promis qu’il veillerait personnellement à ce que ses besoins soient satisfaits. Un retour d’ascenseur en somme.

Signalons que le journal est actuellement suspendu pour une durée de deux mois par le Conseil National de la Communication (CNC) pour avoir violé la loi en publiant dans cette même parution les vœux d’André Mba Obame à la Nation. Et pourtant, un rituel réservé au Président de la République, selon le Régulateur.

Le PDG assassine Ali Bongo !

Intitule « LE NGANGA » du 5 janvier 2012. Mais le train de l’émergence a de gros grains de sable dans le moteur, note le journal, qui bloquent son avancée : le PDG, l’impunité, le pillage de l’Etat et l’endurcissement des mentalités rétrogrades.

Les politiques ont cette manie d’user de la magie des mots. Savez-vous pourquoi ? Parce qu’ils sont toujours en quête de charme et d’annulation à la fois. C’est, dirait-on, l’idéologie de l’incantation. Qui prétendrait qu’il suffit de dénoncer les problèmes pour convaincre l’opinion publique afin de gagner une élection pour que tout s’arrange ou de gouverner en paix. Si c’est bien le cas, il importe d’aller régulièrement au charbon pour conquérir les électeurs de gagner en autant de fois pour tout régler et amener ainsi, le changement tant rêvé. C’est bien conscient de cette difficulté de passer de la doctrine à la gestion que les politiques changent des mots quand ils ne parviennent pas à guérir les maux de la société. Deux ans après avec Ali, en sommes-nous là ?

En amour comme en politique, les déclarations et les bonnes intentions ne suffisent pas. Ce sont les preuves de la force du sentiment, pour le premier, et les actes concrets, pour le second, qui traduisent et confortent la qualité de la relation entre les conjoints, d’une part, et les gouvernants et gouvernés, d’autre part. Et que dire de la relation entre le Gouvernement présent et le peuple ? Les sondages d’opinion nous aideraient à avoir une idée plus proche de la réalité quant à la popularité et l’impopularité de l’actuelle équipe ministérielle qu’on nous impose.

En dépit de son coma et des casseroles que traînent bon nombre d’entre eux, le moins que l’on puisse dire que ce Gouvernement est exaspérant. Rien de significatif ne peut être porté à son crédit. Quel Gabonais peut se sentir honoré par l’état des routes actuel de la capitale à quelques semaines du début de la CAN ? Quelle image a-t-on voulu donner à certains quartiers de Libreville après cette vaste casse folle des maisons sans y mettre un peu de propreté ? Rien que la désolation ! Tout ceci aurait été fin prêt bien des mois avant l’ouverture officielle de la grande fête sportive africaine. Le Gouvernement comateux s’adonnait à son sport favori, dans lequel il excelle : le « budgétivorisme voracitissime ». Une grande endémie qui gangrène l’Etat gabonais. Comme on n’a pas envie de massacrer ces roitelets, on peut leur épargner l’exhaustivité de la liste des crimes contre l’Etat et le peuple gabonais.

Depuis son investiture à la fonction suprême de l’Etat, on constate chaque jour que le train de l’émergence avance avec une certaine lenteur. Les causes sont bien connues : outre le Gouvernent de coma, il y a toute une myriade de goulots d’étranglement, dont le PDG.  Dans cette ambiance florentine certains dirigeants du PDG sont soupçonnés d’être des pions de l’opposition radicale. De tels individus, aux desseins inavoués, peuvent-ils œuvrer pour la réussite de la politique de l’émergence ? Nombreux sont les militants du PDG aujourd’hui pour dire qu’on ne peut « émerger » avec des gens qui empêchent d’avancer. Si un congrès ouvert au vrai débat  se pointait, bien d’écuries d’Augias seraient nettoyés.

Nouveau Gouvernement : Les appelés et les sacrifiés…

Les urnes, écrit « La Nation » du 2 janvier 2012, ont rendu leur verdict. Le PDG, parti au pouvoir depuis des lustres, vient de réaliser un véritable raz de marée en faisant élire ses poulains sur presque tous les sièges du pays. Dans quelques jours donc, et face aux échéances, notamment la CAN qui nécessite qu’une administration crédible soit en place, le Président de la République devrait nommer un nouveau Gouvernement. Il est évident qu’à l’heure où nous mettons sous presse, le Chef de l’Etat fait l’objet de toutes les convoitises naturelles et mystiques.

On nous apprend que plusieurs membres du Gouvernement sortant ont déserté Libreville pour aller s’installer dans les Mbandja où ils se gavent de tout  ce que les Nganga, vrais ou faux, leur demande d’avaler. Les observateurs auront d’ailleurs constaté, à cet effet, la recrudescence des crimes rituels à travers le pays. Bref, d’ici là, le pays aura une nouvelle équipe gouvernementale.

Le journal se prononce sur ceux qui ne doivent plus revenir aux affaires et ceux qui peuvent aider Ali à sortir le Gabon dans le coma que la Tortue de Bikelé (Paul Biyoghé Mba, l’actuel Premier ministre) l’a plongé depuis deux ans, Paul qui doit être remercié pour conspiration avérée. La Nation demande même au Président de la République de mettre fin à la loi non écrite qui stipule que le Premier ministre soit obligatoirement originaire de la province de l’Estuaire, notamment la communauté fang. Et d’ouvrir la porte à la province du Woleu-Ntem.

Jean-Pierre Oyiba peut être un bon es Finances. Paul Toungui qui n’a plus rien à prouver au Gouvernement après y avoir passé plus d’une décennie doit maintenant aller voter les lois à l’Assemblée…

Contentieux électoral : 45 recours au final

A lui seul, rapporte « L’Union » du 2 janvier 2012, le CLR de Jean Boniface Asselé, qui n’en démord pas de contester le raz-de-marée du PDG, a introduit 16. L’UPG (huit recours) ; les candidats indépendants (sept) ; le Moera-Mendou (trois) ; l’ADERE (deux) ; le PGP (un) ; le PDG (deux) ; le PSD (deux) ; le RPG, le PGCI, l’ANG et le RDR (un chacun).

Il revient à la « Gardienne des lois », qui dispose de deux mois pour vider le contentieux, de procéder à l’examen et à l’audition des différentes parties plaignantes ou incriminées, avant de proclamer définitivement les résultats rendus publics par le Ministre de l’Intérieur au cours d’une audience publique à son siège.

A qui profitent les législatives 2011 ?

S’interroge pour sa part « La Lowé » du 2 janvier 2012. Depuis l’avènement de la démocratie au Gabon, écrit le journal, l’histoire montre que les Gabonais ne sont pas passionnés par les élections législatives et locales. L’exception faite, celles tenues en début des années 90 dès l’instauration du multipartisme. Les raisons de l’engorgement étaient évidemment liées au désir de changement porté par un peuple aux motivations diverses. La question posée par notre article est de savoir quelle est la particularité de l’élection de décembre 2011, si le boycott de certains leaders de l’opposition explique le taux d’abstention, ou comment compte profiter le pouvoir en place de la moisson électorale aux allures russes.

Le boycott ou la stratégie d’une défaite annoncée

La trajectoire des hommes politiques actuels et la dynamique impulsée par le Président de la République, note le journal précité, ont fait que beaucoup de questions se sont posées dans les quartiers généraux de différents partis politiques. L’opinion nationale suivait déjà depuis un bon moment les tractations de l’ex-Un et de l’UPG avec ses alliés, quant à la décision d’aller ou pas aux élections. Des raisons classiques ont été évoquées : la transparence de la liste électorale et surtout l’insertion de la biométrie pour rendre, selon les dirigeants de l’opposition, les élections plus transparentes et crédibles. Or, pour le Gabonais averti et pour celui qui suit la trajectoire sinusoïdale des politiciens, ce sont des arguments peu crédibles, car le système électoral mis en place date des années, alors que tous les dirigeants actuels de l’opposition avaient huilé la machine de la gagne du grand parti au pouvoir, en mettant en place toutes les stratégies de nature à assurer la victoire du régime en place.

Deux principales raisons peuvent expliquer le désistement des leaders de l’opposition. Il y a la recherche d’une tribune pour faire entendre leur voix, étant donné que l’Union Nationale (UN) avait auparavant été dissoute, jetant les leaders, les dissidents et ceux en perte de vitesse, dans la rue et l’errance. Le silence n’était pas seulement lié à la dissolution du parti, mais aussi au fait que sur le plan social, le Président de la République et le Gouvernement accélèrent les travaux ici et là, rééquilibrent les indices du progrès social et tentent de rassurer l’opinion internationale dans le remboursement de la dette intérieure et extérieure par une politique de bonne gouvernance. La deuxième motivation du boycott des leaders est non seulement corollaire à la première, mais elle aussi accentuée sur le terrain par un scepticisme accru des populations dans la capacité de ces derniers à proposer autre chose, et s’ils ont encore les moyens et la capacité à tenir leurs engagements. Du coup, à l’exception de Jean Eyeghé Ndong et André Mba Obame, aucun leader n’était sûr de repartir à l’Assemblée Nationale.

Une majorité absolue et de principe

Si l’élection législative était presque pliée d’avance, au vu des forces en présence et de la représentativité du pouvoir en place, écrit le même journal, la particularité de cette nouvelle législature est que la quasi-totalité de l’hémicycle sera orné de la seule main du PDG.

Après le réveillon de la Saint Sylvestre : Les grands défis de 2012

C’est le titre de « Gabaon » du 4 janvier 2012. Adieu la fin de l’année 2011 et vive le début de l’année 2012 ! Pour l’hebdomadaire, le compte n’étant pas encore bon, car il y a des défis à relever. La nature des choses fait qu’au Gabon, 2012 est avant tout sportif.

Dans deux semaines, notre pays, et la République sœur de Guinée Equatoriale, recevront la Coupe d’Afrique des Nations de Football. Aussi, le Gabon s’apprête à présenter, pour un second mandat, la candidature de Jean PING. C’est sous ces signes qu’est placée l’année 2012, une année parenthèse avant l’introduction de la biométrie en 2013. C’est un Gabon fraternel qui devra accueillir les supporters et visiteurs de tous rangs. C’est un Gabon conquérant mais « fair play » qui devra affronter l’élite du football africain. C’est un Gabon uni et fier qui devra être derrière les panthères. C’est en ces termes que s’est exprimé le Président de la République, Ali Bongo Ondimba le samedi 31 décembre 2011 dans son allocution de présentation des vœux de nouvel an 2012 aux Gabonais.

Les « 4 » défis

La suite des événements s’exprime en termes de défis, écrit le journal précité, pour gagner la bataille de l’Emergence. Et non des moindres. C’est un encouragement pour tous les Gabonais d’aller encore plus de l’avant. Le Chef de l’Etat, conforté par sa forte majorité, réaffirme sa foi de faire du Gabon un pays émergent. A l’horizon 2025. Cette obligation de résultat lui incombe au premier chef et interpelle, chacun des Gabonais, à tous les niveaux. Cela se traduit déjà par plusieurs réalisations aussi que par un Plan stratégique pour les années 2011 – 2016. Ce plan vise à : optimiser le secteur pétrolier et minier ; valoriser les ressources agricoles, aquacoles et d’élevage ; valoriser les ressources halieutiques ; gérer de façon durable les ressources forestières ; renforcer le capital humain.

Le premier défi demeure la lutte contre la « pauvreté ». Comment réduire la pauvreté d’ici 2015 ? La réponse c’est avoir des « institutions fortes et dépersonnalisées ». Celles qui sont capables de rétablir l’autorité de l’Etat (Parlement, Cours et Tribunaux), de remettre la population au travail, le Gouvernement. D’où l’obligation de disposer d’un programme réalisable et à même de susciter l’adhésion populaire. Le deuxième défi est celui de la « santé » afin de disposer d’une population « active » en tant qu’agent de développement. Ce qui sous-entend l’élaboration d’un « Programme social national » qui porte sur un programme sanitaire pour un accès facile aux soins de santé, une politique salariale en tant que pilier de toute politique nationale de développement. Il va de soi que ce volet comporte également la rubrique de l’éducation pour éloigner les frontières de l’ignorance, avec comme dénominateur commun la croissance de la production nationale. D’où le volet économique doublé de ses mesures incitatives pour attirer des investissements tant nationaux qu’étrangers. Le troisième défi est celui de la « sécurité » afin de protéger les personnes et leurs biens dans cet élan de renforcement de la cohésion nationale, du respect des droits de l’Homme. Un point lié aux exigences du temps moderne face à tous ces enjeux régionaux et mondiaux. En témoignent toutes ces mutations et changements qui caractérisent ‘environnement international. Au demeurant, les faits parlent d’eux-mêmes. L’année 2012 est effectivement celle de tous les défis. Les Gabonais n’ont pas le choix. On fait comment ! Enfin, le quatrième défi est celui de conférer à la liste électorale la nécessaire fiabilité, la crédibilité et la sincérité du vote.

Le PDG et son « bébé » encombrant

Pour « Le Temps » du 4 janvier 2012, depuis le retour au multipartisme, la fraude constitue, pour le principal parti politique au pouvoir en République gabonaise, le seul moyen de conquérir et de conserver le pouvoir. Aussi le débat portant sur les conditions transparentes dans l’organisation des élections devient la tasse de thé des acteurs politiques. Depuis 1990, ce débat est récurrent et traduit la volonté des tenants du pouvoir de s’y accrocher, ce au mépris de la volonté des populations qui aspirent à l’alternance.

L’on se souvient du slogan de Paul Mba Abessole en 1998. Dans ses rares moments de lucidité, ce dernier avait pensé, à cette époque, que la présence des experts de l’Organisation des Nations Unies était nécessaires pour crédibiliser les processus électoraux au Gabon, d’où le fameux slogan « Pas d’ONU, pas d’élection ». même si le curé en rupture de ban qu’il est se retrouve aujourd’hui du côté de ceux qui pensent que « tout chemin mène à Rome » en acceptant des élections émaillées de fraudes massives, puisqu’il a, lui-même, été élu avec 9 voix de plus que son « adversaire » du PDG, -sacrifié sur l’autel des alliances politiques-, tout en ayant fait voter plus d’une quarantaine de personnes décédées, il n’en demeure pas moins que le problème que Paul Mba Assole posait à l’époque était réel. Les élections organisées au Gabon depuis 1990 ne sont pas crédibles. Elles nécessitent la présence d’observateurs et d’experts neutres et impartiaux.

Ce bébé est tellement encombrant que les pdégistes cherchent vainement, aujourd’hui, des partenaires pour le porter. D’où les appels au dépôt des recours en annulation, avec espoir que ces recours leur permettront de sacrifier certains « camarades » à la faveur de quelques « opposants » bon teint et conciliants. La ^preuve qu’il y a eu fraude. Il ne sera donc pas surprenant de voir le PDG se retrouver avec une centaine de députés à l’assemblée Nationale après avoir permis à quelques amis recalés de siéger, suite à l’annulation du scrutin dans quelques circonscriptions.

Un nouveau Code de la Communication d’ici fin janvier

Un nouveau code de la communication au Gabon, rapporte « Gabon Matin » du 7 janvier 2012, verra le jour sous peu. La commission de révision de ce code s’attelle à la lecture en vue de donner une nouvelle forme à ce recueil de lois. Mis en place en 2001, le code actuel présentait déjà beaucoup d’insuffisances, entre autres, l’inexistence dans ce code de la presse en ligne, le niveau d’études admis pour s’engager dans le journalisme, la valorisation des trois catégories des métiers de la communication que sont les techniciens, les producteurs et les journalistes. Il est de bonne guerre qu’on le relise et, si possible, l’amender.

Conjoncture économique nationale : Des perspectives encourageantes

L’économie gabonaise note « Gabon Economie » du 6 janvier 2012, à l’image de « L’Union » du 3 janvier 2011, a connu un net progrès, notamment dans plusieurs objectifs définis dans la stratégie nationale de développement ; et particulièrement dans les secteurs clés, tels que le bâtiment et les travaux publics (BTP).

Conjugués à la hausse des prix mondiaux du pétrole brut, qui a porté la croissance économique en 2011, et à l’augmentation des investissements publics et privés dans les secteurs non pétroliers, ces projets devraient permettre au Gabon de poursuivre sa diversification économique progressive en 2012. D’après des récentes estimations du Fonds Monétaires Internationales (FMI), l’économie a enregistré une hausse de 5,6% du produit intérieur brut (PIB) en 2011. Une hausse favorisée par la reprise rapide du Gabon, suite à la contraction de 2009, due au repli des soldes budgétaire et courant. Lequel repli était lui-même attribuable au faible niveau des prix et à la faible demande de marchandises sur le marché mondial.

Investissements en Afrique : Deux banques chinoises ont prêté plus d’argent que la Banque Mondiale

Titre pour sa part, « L’Union » du 7 janvier 2012. Depuis les 10 dernières années, fait savoir le quotidien qui relaye l’Agence Fitch, l’Export-Import Bank (Exim Bank) et la China Development Bank (CDB) sont les principaux prêteurs chinois à l’Afrique. La 1ère banque aurait prêté pour l’Afrique 67,2 milliards de dollars. Davantage que les prêts accordés au continent sur la même période – 54,7 milliards – par la Banque Mondiale. 20% des prêts d’Exim Bank seraient ainsi destinés à l’Afrique. Avec des taux certes supérieurs à ceux accordés par la Banque Mondiale, mais nettement inférieurs à ceux pratiqués par les banques internationales et, surtout, assortis de conditionnalités bien plus légères.

L’Export-Import Bank (Exim Bank) a concentré ses activités sur les grands projets d’infrastructures et la China Development Bank (CDB) sur le développement économique en général.

COMILOG se dote d’un nouveau culbuteur de wagons

Pour « L’Union » du 5 janvier 2012 et « Gabon Matin » du 6 janvier 2012, cette compagnie s’est dotée mercredi dernier à Owendo d’un nouveau culbuteur de wagons, pour un coût qui avoisinerait 2 milliards de FCFA. Acheté en Allemagne, l’engin, d’une longueur d’environ 11 m, se présente comme un port rotatif servant à positionner les wagons de minerais pour la vidange. Une dotation qui vise à « soutenir l’ambition qu’est assignée la direction de COMILOG et d’ERAMET. Celle d’accroître la production du manganèse à hauteur de 4 millions de tonnes par an. Ce nouvel instrument remplace la pièce d’origine qui, depuis 3 ans, présente des signes d’amortissement. La compagnie pour plafonner sa production à 4 millions de tonnes, envisageait investir près de 61 milliards de FCFA, au cours de la période 2011-2012.

15,6 milliards de FCFA pour entrer dans le capital de Rougier Afrique International

Le montant de l’entrée dans le capital de cette société (24 millions d’euros), écrit « L’Union » du 3 janvier 2012 qui cite des sites financiers, aurait permis à ce groupe d’atteindre une capitalisation boursière de près de 45 milliards de FCFA. Dès l’annonce de cette nouvelle, le titre de la société a grimpé de 15% sur la place de Paris. La filiale Rougier Afrique International commercialise dans le monde entier les grumes, les sciages et les contreplaqués qui sont produits dans ses unités forestières et industrielles d’Afrique. Avec plus de deux millions d’hectares de concessions forestières au Gabon, au Cameroun et au Congo, Rougier Afrique International regroupe l’ensemble des activités du groupe liées à l’exploitation ds forêts naturelles situées dans le Bassin du Congo. Pour le groupe Rougier, la cession de 35% de Rougier Afrique International contribue immédiatement à renforcer sa structure financière par une augmentation significative des fonds propres consolidés.

En 2012, OLAM devrait consolider les projets engagés l’an dernier

Devenu un acteur incontournable de l’économie gabonaise, de par le montant colossal de ses investissements, rapportent « L’Union » et « Gabon Matin » du 5 janvier 2012, le groupe OLAM devrait poursuivre les actions engagées l’année dernière. La contribution du Gabon, au cours du Forum des investisseurs africains, organisé du 4 au 6 novembre dernier par Wharhon School, auquel le groupe a pris part, a concerné l’expérience en cours du partenariat public-privé entre le Gouvernement gabonais et OLAM International, notamment l’aménagement et le développement de la zone économique spéciale de Nkok, les 300 000 hectares de plantations de palmier à huile et d’hévéa implantés sur certains sites et la construction et l’exploitation d’une usine d’engrais à Port-Gentil. L’investissement global de la 1ère phase du projet de Kango est estimé à près de 630 millions d’euros, pour une production, à terme, de 1 million de tonnes d’huile de palme par an, et la création de 700 à 800 emplois. La 2ème phase d’investissement estimée à 450 millions d’euros, devrait être engagée en 2013. Elle porte sur la plantation de 150 000 ha dans le sud, à Tchibanga, Mayumba et Mouila.

Cherté du loyer : L’administration gabonaise au banc des accusés

Les causes de la cherté des loyers, alors qu’on a toujours évoqué le coût élevé des matériaux de construction, relève « L’Union » du 7 janvier 2012 pourraient aussi trouver leur origine dans des dispositions légales qui ont été prises pour réguler le secteur. La coupable serait la modification de l’ordonnance portant fixation du prix des loyers au Gabon qui stipulait que les baux (commerciaux ou d’habitation) à partir de 50 000 FCFA devraient faire l’objet d’une obligation d’enregistrement à la DGCC pour légitimation. Il est souhaitable que la politique en matière de construction de logements sociaux passe à la vitesse supérieure. L’Etat devrait songer à mettre à la disposition de ceux qui le souhaitent, des parcelles de terrains viabilisés.

Téléphonie mobile : Des abonnés mécontents pendant les fêtes de fin d’année

Certes, note « L’Union » du 3 janvier 2012, les responsables des entreprises de téléphonie mobile avaient averti leurs abonnés que des travaux étaient en cours dans le cadre d’une meilleure offre de services à la faveur de la CAN 2012. Et ce, pour justifier les perturbations qui se ressentent depuis quelques semaines sur les différents réseaux. Si les abonnés ont accepté cette situation, en espérant qu’elle irait s’améliorant avant les fêtes de fin d’année, quelle n’a pas été leur surprise de constater que les services étaient de plus en plus désagréables le week-end de la Saint-Sylvestre. Qu’à cela ne tienne, le plus important est que ces entreprises soient prêtes à relever le défi de la CAN 2012.

AXA : Mettre les jeunes au centre des préoccupations de l’heure

AXA à travers le réseau d’éducation environnementale d’Afrique Centrale (REEDAC), rapporte « L’Union » du 7 janvier 2012, mène une caravane de sensibilisation en milieu scolaire pour amener les jeunes à prendre conscience de l’importance de la protection de la nature. Au Lycée Léon Mba, les élèves ont été récemment entretenus par une ONG sur le rôle que joue l’éléphant à la régénération de la forêt. Ces élèves ont appris que certaines espèces d’arbres, comme le manguier sauvage, sont dépendantes de l’éléphant pour leur extension. Le rôle des arbres a été abordé. Les arbres fournissent de nombreux services à l’homme, comme la conservation des sols et de l’eau par la protection des bassins versant ou la régulation des climats.

Un Crime audieux maquillé en accident de la circulation

A l’image de « L’Union » du 6 janvier 2012, titrant : l’étudiante Léna Marcelle Mouketou assassinée, « Tribune » du 4 janvier 2012, révèle que les parents de Léna Marcelle Moukétou, étudiante en psychologie à l’Université Omar Bongo, morte dans des circonstances non encore élucidées, soutiennent la thèse d’un crime rituel, un assassinat que le professeur d’université, Jaques Alain Béty, suspect n°1 dans ce drame crapuleux, présente, lui, comme un malencontreux accident de la circulation, survenu dans la nuit du 17 décembre dernier, aux environs de 21h30. Ils ne comprennent toujours pas qu’est-ce qui a motivé, le procureur de la République, près le tribunal de Libreville, pour qu’il prononce sa mise en liberté, quoi que le gardant sous contrôle judiciaire. Les faits relevés sur le terrain permettent-ils de créditer la thèse de  l’accident de la route : ouverture du tronc de la jeune fille de la poitrine à l’abdomen, avec extraction du cœur, prélèvement du sein gauche et inexistence du soutien-gorge sur les lieux de la découverte du corps mutilé, sous un arbre, sur la plage, à quelques mètres de la Fondation Jean Ebori… L’osculation de ces indices fait apparaître une vérité cruelle, à reconstituer par l’instruction.

Depuis quelques jours, l’enquête dans cette affaire a beaucoup évolué, le médecin légiste ayant confirmé la thèse d’assassinat. Reste à la justice de faire son travail.

Le Burkina Faso risque d’être exclu de la CAN 2012

Le tribunal arbitral du sport, note « Gabon Matin » du 7 janvier 2012, relayant l’Agence France Presse, a commencé à examiner depuis le vendredi 6 janvier dernier une plainte déposée par la Namibie. L’équipe nationale accuse le Burkina Faso d’avoir aligné dans une confrontation directe un joueur qui n’aurait pas dû être qualifié. En faisant jouer Hervé Zengué face à la Namibie, le Burkina Faso a sans doute enfreint le reglèment et risque de ne pas disputer la CAN 2012. L’équipe namibienne de football invoque le reglèment FIFA qui stipule qu’un joueur naturalisé à la faveur d’un mariage, doit avoir résidé 5 ans minimum dans le pays. Ce qui ne serait pas le cas de Zengué. Le tribunal arbitral du sport rendra très prochainement son verdict. Mais si le Burkina Faso est exclu de la CAN 2012, la Namibie le remplacerait dans le groupe B, composé de la Côte d’Ivoire, du Soudan et de l’Angola. La compétition débute le 21 janvier prochain.

FIN/INFOSGABON/2012

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