Gabon : Le nouveau gouvernement

Libreville, Mardi 21 Janvier 2014 (Infos Gabon) – Nul doute que le nouveau gouvernement gabonais est en gestation. On le verra dans quelques jours juste après l’adresse du Chef de […]

Libreville, Mardi 21 Janvier 2014 (Infos Gabon) – Nul doute que le nouveau gouvernement gabonais est en gestation. On le verra dans quelques jours juste après l’adresse du Chef de l’Etat à la nation d’ici ce week-end. Il procéderait des enjeux politiques et de bonne gouvernance.

Au plan politique, le Gabon vient de connaitre un scrutin au suffrage universel direct. Cela veut donc dire que le peuple gabonais vient de se prononcer sur ses dirigeants. Certes, il s’est agit des élections locales qui concernent les conseils municipaux et départementaux, donc des administrations décentralisées et en cela distincte du gouvernement.

Mais à l’analyse, le vote est un acte éminemment politique en termes  d’expression de la souveraineté qui appartient au peuple. De sorte que toute élection au suffrage universel direct est bien un baromètre de l’opinion qu’a le peuple de ses dirigeants ; mais surtout elle jauge la légitimité des dirigeants et des hommes politiques, de même qu’elle renseigne sur le niveau de popularité ou d’emprise politique des camps politiques en compétition.

Ainsi, à coté des mouvements sociaux, dont le point culminant a été le déferlement dans les rues des élèves du secteur public de l’éducation national, relayant  la grogne de leurs enseignants, la récente élection est un important indicateur de l’opinion des populations.

Elles se sont exprimées et  le PDG en sort victorieux, mais avec le bémol de ses revers dans plusieurs villes  fortes du pays comme Mouila et Oyem, ajouté à la capitale politique du Gabon,  Libreville où le PDG n’a pas obtenu la majorité, des suffrages ; de sorte qu’il apparait un message certain de ces populations, à savoir qu’elles n’auront pas été satisfaite à certains égards par le pouvoir.

Celui-ci ne saurait donc y rester indifférent, quant on sait qu’à l’époque d’Omar Bongo Ondimba, les partis  autres que le PDG  qui avait obtenu des suffrages accédaient au fameux gouvernement d’union  nationale. Ce qui ouvrirait le gouvernement aux ‘’indépendants’’, au PSD et au PDS par exemple.

Mais la gouvernance du président Ali Bongo Ondimba n’est certainement pas celle de son défunt père, reste qu’à défaut d’un gouvernement d’union nationale, il y a la perspective d’un gouvernement qui augmenterait les chances du pouvoir en vue de 2016.

Or l’enjeu de 2016, c’est le préalable d’un projet du Gabon émergent nanti des réalisations visibles et palpables à même de faire taire les cochets d’échecs des détracteurs et adversaires éventuelles

D’où la caricature que si le président Ali Bongo est satisfait de son équipe gouvernementale et de ses réalisations à mi parcours et en dépit  des revers de mécontentement exprimés des populations dans certaines villes fortes, qu’il le maintienne tel quel.

Sinon, et il a déjà exprimé le contraire à maintes reprises, les conséquences de sa non satisfaction serait de remanier ses troupes pour mieux faire. D’où l’augure d’un  remaniement au sortir du contentieux électoral, des circonscriptions dont les résultats n’auront pas encore été proclamés, reste politiquement  et managérialement fondé.

Ce d’autant que plusieurs noms des ministres grillés et oxydés donnés partant fusent de partout comme essuyant des ras-le-bol des populations.

Sont ainsi indexés les ministres de depuis plus de quatre ans, les ministres délégués doublure de pure cosmétique des autres, et les ministres ‘’zéro réalisations’’  où ‘’zéro statistique amélioré’’ dans leurs départements ministériels.

En remplacement desquels des noms sont pressentis pour apporter politiquement et en management, comme :  Alexandre Barro Chambrier, Emmanuel Nzé Bekalé, Jean Jacques Ekomie, Jean Christophe Akagha Mba, Léandre Nzue, Aurore Cardot (pour l’Estuaire) ; Jean Pierre Oyiba, Alfred Nguia Banda, Carlos Okinda, Jean Valentin Leyama (pour le Haut-Ogooué) ; Antouane Ngoua, Joel Ogouma, Relongouet (pour le Moyen-Ogooué) ; Amidou Okaba, Franck Idiata, Eloi Nzondo, Yolande Nyonda (pour la ngounié) ; Edgar Mboumbou Miyakou, Olivier Mihindou Mi Nzamba (pour la Nyanga) ; Flavien Enongoué, Thiery d’Argent Dieu Komboila (pour l’Ogoué ivindo), Pacôme Moubelet Moubeya (pour l’Ogooué Lolo), Séraphin Ndaot, (pour l’Ogooué Maritime), Roger Owono Mba, Auguste Akomozogo (pour le Woleu-ntem).

FIN/INFOSGABON/MO/2014                

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