Gabon : La semaine de travail d’Ali Bongo Ondimba

Libreville, 17 octobre 2012 (Infos Gabon) – Le coup d’envoi des manifestations marquant le 20ème anniversaire de la Cour Constitutionnelle gabonaise,  a été donné le lundi 8 octobre dernier à […]

Libreville, 17 octobre 2012 (Infos Gabon) – Le coup d’envoi des manifestations marquant le 20ème anniversaire de la Cour Constitutionnelle gabonaise,  a été donné le lundi 8 octobre dernier à Libreville, par la présidente de cette institution, Marie-Madeleine Mborantsuo, en présence du Chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba.

Dans son intervention,  Ali Bongo Ondimba, a salué le travail accompli par l’institution dans la marche politique et institutionnelle du pays.

Par ailleurs, le Président gabonais est revenu sur le chemin parcouru depuis 1990 par le Gabon.

« Il s’agit de 20 ans de devoirs bien accomplis par les juges constitutionnels qui ont servi la haute juridiction qui s’est façonnée un notoriété lui conférant désormais un statut de modèle au-delà du continent africain », a souligné en substance, le N°1 gabonais.

Le N°1 gabonais a réaffirmé son attachement au respect de l’Etat de droit et sa détermination de fédérer les Gabonais autour des valeurs républicaines, démocratiques, civiques et patriotiques.

Dans le but de trouver une solution idoine à la flambée des prix observée au Gabon depuis un certain temps, le Gouvernement a opté pour le plafonnement des prix d’une soixante-dizaine de produits de première nécessité.

Un mois plus tard, le Président de la République gabonaise a procédé le jeudi 11 octobre2012, à une visite inopinée de certains établissements commerciaux massivement fréquentés par les gabonais (SAN GEL, CKDO GEANT, etc.).

Cette visite avait pour objectif de constater l’effectivité de la baisse des prix de certains produits de grande consommation sur le terrain après les mesures prises par l’Etat gabonais.

Il faut rappeler que le Chef de l’Etat gabonais, dans le souci permanent de créer des conditions de vies meilleures à tous les gabonais, sans distinction de couches sociales, a voulu par cette descente de terrain, toucher du doigt la situation réelle sur le marché.

La problématique de la baisse et du respect des prix homologués est toujours nourrie par deux difficultés : le respect des mesures par les commerçants et la probité de certains agents contrôleurs qui ne font pas souvent correctement leur travail.

Le Ministère du Commerce, par sa Direction Générale de la Concurrence et de la Consommation devrait effectivement veiller au respect des prix homologués.

Avec la rentrée scolaire, la circulation des personnes et des véhicules a repris activement dans les rues de Libreville. Malheureusement, tout le monde a pu se rendre compte de l’état d’insalubrité dans lequel se trouvent la majorité des quartiers de Libreville.

Le Chef de l’Etat gabonais, scandalisé par cet état de décrépitude de la ville au regard des tas d’immondices qui jonchent les rues de notre capitale, a tenu à marquer son indignation face à cette situation de délabrement de la ville d’une part, et dénonce avec la plus grande fermeté l’incapacité des différents acteurs du dossier à trouver des solutions pérennes afin de garantir l’assainissement de la ville.

Il est vrai que ce dossier relève du Gouvernement, de l’Hôtel de ville de Libreville et des partenaires privés commis à l’enlèvement des déchets ménagers.

Toutefois, au regard de la gravité de la situation, car l’état d’insalubrité régnant, ajouté au retour des pluies en cette période de rentrée scolaire, augmentent de façon critique le risque de maladies, le Président Ali Bongo Ondimba qui a pour mission de protéger l’intégrité du territoire, mais également la santé des populations, interpelle les différents acteurs du dossier de l’assainissement de la ville afin qu’ils prennent leurs responsabilités, chacun en ce qui le concerne, en vue de trouver dans les meilleurs délais des solutions à ce problème de santé publique.

A l’heure où le Gabon s’active dans la réalisation des projets de sa nouvelle politique urbaine, dans la lignée du Gabon Emergent visant à offrir un cadre de vie décent à tous les gabonais, le Chef de l’Etat gabonais réitère sa préoccupation de voir la ville de Libreville débarrassée une fois pour toutes de ces déchets ménagers qui ternissent la beauté de notre capitale et démontre l’incapacité des acteurs en charge du dossier de mener à bien les missions pour lesquelles ils ont été désignés.

La Compagnie Minière de l’Ogooué (COMILOG), a célébré le vendredi 12 octobre dernier, à Moanda, dans la Province du Haut-Ogooué (sud-est), son 50ème anniversaire.

Le Président gabonais, Ali Bongo Ondimba, qui a assisté à cette cérémonie procédé à la pose de la première pierre de la future Ecole des Mines et de la Métallurgie de Moanda (EMMM) à une dizaine de km de Moanda, la cité minière, sur l’axe menant à Franceville.

Il a visité également le Complexe Métallurgique de Moanda (C2M) en construction et à la projection d’un film sur les 50 années de production de manganèse par la COMILOG au Gabon, réalisé par des cinéastes gabonais.

COMILOG est une filiale du Groupe français ERAMET, spécialisée dans l’extraction du minerai de manganèse.

Le Sommet de Kinshasa qui a lieu les 13 et 14 octobre 2012, a marqué la XIVème Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernements des pays ayant le français en partage.

Le Chef de l’Etat gabonais a pris part à ces assises.

La journée du 13 octobre était consacrée à la phase protocolaire marquée, entre autres, par la cérémonie d’ouverture et la passation des pouvoirs entre la Suisse et la RDC qui préside le Sommet.

La journée du 14 octobre était principalement réservée aux communications sur les thèmes suivants : Langue française, diversité culturelle et éducation ; Enjeux environnementaux et économiques ; L’Afrique dans la Francophonie et dans la gouvernance mondiale

Ces communications étaient suivies de celles de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie et des Etats associés.

Lors de ce Sommet de la Francophonie qui s’est achevé le dimanche 14 octobre 2012 à Kinshasa en RDC, le Chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, a, réaffirmé l’importance de la paix, du développement économique durable et de la préservation de l’environnement pour construire l’avenir de l’Afrique.

Ce sommet dont le thème cette année est « Francophonie, enjeux environnementaux et économiques face à la gouvernance mondiale », a permis au Président gabonais de s’exprimer sur la nécessité de trouver des solutions pour faire en sorte que, conflit, pauvreté et dégradation de l’environnement, des problématiques majeures en Afrique, se transforment en un cercle vertueux de paix, développement économique durable et préservation de l’environnement.

Reprenant les propos de son homologue béninois Yayi Boni, Ali Bongo Ondimba, a déclaré que « l’Afrique a besoin de paix pour se développer » et pour envisager un « avenir qui repose sur des atouts économiques et environnementaux considérables ».

Mais, il est aussi nécessaire de « bâtir des économies robustes, fondées sur une meilleure valorisation des ressources naturelles, sur une plus grande résilience à la volatilité des prix des matières premières, sur une diversification des activités économiques et des partenariats et sur des ressources humaines bien formées », a dit Ali Bongo Ondimba, ajoutant que la lutte contre le chômage de la jeunesse doit en être le moteur.

De plus, pour le N°1 gabonais, une comptabilité entre les économies africaines et les contraintes environnementales majeures, auxquelles la planète doit faire face, à savoir le changement climatique, l’érosion de la biodiversité et la dégradation des sols, est primordiale.

« La faible empreinte écologique des pays africains membres de la Francophonie, constitue une opportunité de faire de l’espace francophone un exemple de développement durable. Mais pour cela, les pays doivent bénéficier des savoirs et technologies pour un développement sobre en émission de gaz à effet de serre », a-t-il renchérit.

Le Chef de l’Etat gabonais a ensuite ajouté que l’Afrique a besoin d’une gouvernance environnementale mondiale qui soit opérationnelle et à la hauteur des enjeux. Pour lui, il est important de réformer cette gouvernance internationale.

« La multiplicité des agences et des programmes ne permet pas d’atteindre la coordination et l’efficacité indispensable à la mise en œuvre des décisions internationales. De plus, il existe un manque de volonté politique au regard des lourdes menaces qui pèsent sur l’avenir de la planète, qui ne permet pas de changer les trajectoires actuelles ; pour preuve, le monde s’inquiète de l’érosion galopante de la biodiversité indispensable à la vie, mais à ce jour, seuls 6 Etats ont ratifié le protocole de Nagoya dont le Gabon », a déploré Ali Bongo Ondimba.

Selon lui, la question des biens communs de l’Humanité, doit pouvoir trouver des réponses à la hauteur des inquiétudes et des aspirations des peuples à se développer.

Le président a conclu son intervention en ajoutant qu’une Francophonie dynamique et audacieuse doit pouvoir permettre de contribuer à assainir la gouvernance environnementale mondiale actuelle pour en améliorer les performances.

Il sied de noter que le 14ème Sommet de la Francophonie a été marqué par un consensus autour de toutes les questions à l’ordre du jour. La Francophonie s’est globalement engagée à soutenir l’Afrique dans tous les domaines, dans sa déclaration de Kinshasa en 60 points, résumant les engagements des 57 pays membres et 20 observateurs.

De plus, tout comme le Président gabonais lors de son intervention à la 67ème Assemblée Générale des Nations Unies de septembre dernier, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a de nouveau plaidé pour « l’indispensable réforme » du Conseil de Sécurité de l’ONU afin d’y « donner aux pays africains toute leur place ».

Le prochain sommet se tiendra en 2014 à Dakar, au Sénégal.

FIN/INFOSGABON/MM/PK/2012

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